Les Juifs du monde entier marquent un sombre rendez-vous mardi: le premier anniversaire du calendrier juif de quand six otages ont été assassinés par le Hamas en captivité, peu de temps après l’effondrement des négociations qui auraient libéré au moins certains d’entre eux.
La famille de Hersh Goldberg-Polin, les Américains-Israéliens qui est devenue un symbole international des otages en raison du plaidoyer infatigable de ses parents, demande aux partisans de prendre des mesures en sa mémoire et celle des autres qui ont été tués à côté de lui dans un tunnel du Hamas à Rafah à Gaza.
« Veuillez faire quelque chose pendant ces 24 heures pour améliorer un peu notre monde compliqué. Cela peut être quelque chose de grand ou de petit, calme ou fort, privé ou public », a affiché le compte Instagram de la famille. «Faites-le en mémoire des beaux six, y compris notre Hersh. Que sa mémoire soit une révolution… pour la bonté.»
Les autres captifs tués avec Goldberg-Polin étaient Ori Danino, Carmel Gat, Alex Lubanov, Almog Sarusi et Eden Yerushalmi.
Leur Yahrzeit, ou anniversaire de la mort juive, vient au milieu d’une incertitude continue sur les perspectives de libération des 50 otages israéliens restants à Gaza, dont 20 sont censés rester en vie. Tous sauf un ont été enlevés lorsque le Hamas a attaqué le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
Le gouvernement israélien a annoncé son intention d’envahir Gaza City, un dernier bastion restant du Hamas et où les captifs restants seraient détenus, malgré les préoccupations des familles militaires et des otages qui risqueraient la vie des otages. Les six captifs tués l’année dernière ont été exécutés alors que les forces militaires approchaient de leur tunnel.
Le Hamas aurait maintenant accepté un accord qu’il a refusé le mois dernier de cesser de lutter et de libérer certains des otages en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël et d’autres concessions.
Les sondages montrent que 80% des Israéliens disent qu’ils soutiennent un accord qui mettrait fin à la guerre et gagnerait la liberté des otages, et beaucoup ont démontré cette semaine en manifestations de masse pour faire pression sur l’affaire.
Mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il n’était plus disposé à envisager des accords partiels et n’acceptera que de cesser de se battre si le Hamas se rend ou est vaincu comme force militaire. Il a semblé dédaigneux des nouveaux rapports de la volonté du Hamas de conclure un accord, disant seulement qu’ils ont montré que le plan de Gaza City avait placé le Hamas «sous une immense pression». Ses partenaires de la coalition d’extrême droite ont déclaré qu’ils ne soutiendraient aucun accord.