Le Kazakhstan devrait annoncer jeudi son adhésion aux accords d’Abraham lors de la réunion à la Maison Blanche du président Kassym-Jomart Tokayev avec le président Donald Trump, ont rapporté Axios et d’autres médias, citant des responsables américains anonymes.
Cette décision aurait pour but de redynamiser le cadre établi lors du premier mandat de Trump liant Israël aux États à majorité arabe et musulmane après un ralentissement pendant la guerre à Gaza.
Même si cette mesure élargirait les accords sur le papier, elle n’établirait pas de nouveaux liens : Israël et le Kazakhstan entretiennent des relations diplomatiques et économiques complètes depuis 1992.
Tokaïev est à Washington avec quatre autres dirigeants d’Asie centrale alors que les États-Unis courtisent une région longtemps influencée par la Russie et de plus en plus engagée par la Chine.
Trump a cherché à élargir les accords pour inclure l’Arabie saoudite, même si Riyad continue de conditionner la normalisation à une voie crédible vers un État palestinien. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane devrait se rendre à Washington plus tard ce mois-ci.
Le Kazakhstan a servi de refuge aux Juifs soviétiques pendant l’Holocauste. Aujourd’hui, sa communauté juive, estimée à 2 500 personnes, est petite, décentralisée et largement dirigée par Habad. Lors des troubles de 2022, les synagogues ont temporairement fermé leurs portes alors que la communauté tentait de se tenir à l’écart de la politique et d’attendre la fin des violences.
Un comédien juif, Sacha Baron Cohen, a propulsé le pays sur le devant de la scène dans la culture pop en 2006 avec la sortie de son faux documentaire « Borat : les enseignements culturels de l’Amérique au profit de la glorieuse nation du Kazakhstan ». Le film dépeint le pays comme arriéré et antisémite et a suscité une réaction violente de la part du gouvernement. Plus tard, alors que le film contribuait à stimuler le tourisme, le gouvernement a adopté son association avec Borat.