Le Hamas restitue la dépouille d’un otage détenu depuis 11 ans alors que l’attention s’intensifie autour de la planification d’après-guerre

Le Hamas a restitué dimanche à Israël la dépouille de Hadar Goldin, un soldat israélien qu’il a assassiné et kidnappé en 2014, portant à quatre le nombre d’otages dont il détient toujours la dépouille à Gaza.

Tous les quatre ont été tués lorsque le Hamas a attaqué le sud d’Israël le 7 octobre 2023. Ce nombre a régulièrement diminué ces derniers jours, le Hamas ayant rapatrié les restes d’une demi-douzaine d’otages, dont Itay Chen, le dernier américano-israélien détenu à Gaza.

Ces rapatriements interviennent alors que le Hamas fait face à de fortes pressions, notamment de la part du président américain Donald Trump, pour qu’il respecte ses engagements dans l’accord de cessez-le-feu qui a mis fin aux combats à Gaza le mois dernier. Dans le cadre de cet accord, le Hamas a accepté de restituer immédiatement tous les otages vivants et décédés, mais alors que 20 otages vivants ont été libérés en même temps le mois dernier, le groupe a localisé et libéré les otages décédés plus lentement, parfois avec des embrouilles qui ont donné lieu à des allégations de violations du cessez-le-feu.

Aujourd’hui, alors que la demande centrale de la première phase est presque satisfaite, l’attention se tourne de plus en plus vers ce qui se passera ensuite à Gaza, qui a été effectivement divisée entre des zones sous contrôle israélien et des zones sous contrôle du Hamas.

Le plan de Trump prévoit qu’Israël se retire complètement au fil du temps, mais les États-Unis n’ont jusqu’à présent pas réussi à réunir une « Force internationale de stabilisation » qui dirigerait Gaza et permettrait sa reconstruction. Israël a rejeté la participation turque et lundi, les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils excluaient pour l’instant une adhésion.

Jared Kushner rencontre des responsables israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 10 novembre 2025. (Autorisation GPO)

Jared Kushner, le gendre juif de Trump qui a joué un rôle clé dans les négociations visant à mettre fin à la guerre, est de retour en Israël, où il a rencontré lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Aucun détail de leur rencontre n’a été divulgué dans l’immédiat.

Pendant ce temps, Trump rencontre lundi un autre dirigeant étranger à Washington : le Syrien Ahmed al-Sharaa. Al-Sharaa, qui a pris le pouvoir l’année dernière, a cherché à afficher un profil modéré après s’être imposé en tant que leader islamiste et a autorisé les Juifs et les représentants de la diaspora juive syrienne à se rendre en Syrie, même si le petit nombre de Juifs locaux restants se disent peu optimistes quant à la résurgence de leur communauté autrefois puissante.

Trump a suggéré que la Syrie pourrait rejoindre les accords d’Abraham, des accords de normalisation avec Israël qui ont été élargis la semaine dernière pour inclure le Kazakhstan, mais cette possibilité semble lointaine.