Les pourparlers Israël-Liban devraient se poursuivre vendredi aux États-Unis malgré un regain de violence

Les responsables militaires israéliens et libanais doivent se rencontrer vendredi pour des entretiens au Pentagone visant à résoudre leur conflit qui dure depuis des décennies. La nouvelle réunion intervient alors que les combats ébranlent de plus en plus ce qui reste du cessez-le-feu entre les deux pays, et que les États-Unis et l’Iran cherchent également à prolonger leur cessez-le-feu pour donner plus de temps aux négociations.

Israël a émis ordres d’évacuation radicaux aux habitants de sept villes et villages vendredi avant les frappes aériennes sur le sud du Liban, ajoutant à ordres d’évacuation dans toute la région mercredi. La milice libanaise du Hezbollah, soutenue par l’Iran, a lancé ces derniers jours une vague de drones sur le nord d’Israël, dont un qui a tué le soldat israélien Rotem Yanai. Mercredi dans une frappe sur une zone militaire du côté israélien de la frontière.

Les États-Unis ont accueilli des négociateurs israéliens et libanais pour trois séries de négociations depuis qu’un cessez-le-feu a été déclaré à la mi-avril. Les discussions de vendredi devraient lancer un « volet de sécurité » des négociations entre les délégations militaires des deux pays, axées sur le renforcement de leur cessez-le-feu tendu, selon le Département d’État. Mardi et mercredi prochains, les négociations devraient se concentrer sur la « voie politique », visant à un calme durable.

Entre-temps, les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un accord de principe visant à prolonger leur cessez-le-feu de 60 jours, en attendant l’approbation du président Donald Trump.

Le vice-président JD Vance n’a pas confirmé si le président signerait l’accord lors d’un discours à la presse jeudi soir. « Le président sera en mesure d’approuver l’accord, mais cela reste évidemment à déterminer », a-t-il déclaré aux journalistes à la base commune d’Andrews, dans le Maryland. Vance a également déclaré qu’il « ne peut pas garantir » qu’un accord sera conclu. Trump n’a pas encore commenté cette proposition.

On s’attend à ce que tout accord inclue l’ouverture du détroit d’Ormuz. La fermeture effective par l’Iran du détroit, où transite un cinquième du pétrole et du gaz mondial, a fait monter en flèche les prix de l’énergie et a exercé une pression croissante sur l’administration Trump. Les prix du pétrole ont légèrement baissé jeudi suite à l’annonce de l’accord de principe.

Trump et ses responsables ont laissé entendre à plusieurs reprises que les États-Unis étaient sur le point de conclure un accord avec l’Iran. Dans un article de Truth Social samedi, Trump a déclaré qu’un accord avait été « largement négocié », y compris l’ouverture d’Ormuz, et que « les derniers aspects et détails de l’accord sont actuellement en cours de discussion et seront annoncés sous peu ».

L’annonce d’un accord potentiel et les commentaires de Vance surviennent au milieu d’une nouvelle série d’affrontements entre les deux pays. L’Iran a lancé un missile sur une base aérienne américaine au Koweït jeudi quelques heures après que les États-Unis ont tiré sur Bandar Abbas, une ville portuaire iranienne située près du détroit d’Ormuz. C’est la deuxième fois en trois jours que les États-Unis attaquent des cibles en Iran, affirmant ils ont été menés en état de légitime défense pour intercepter des drones.

Les deux pays affirment que l’autre a violé le cessez-le-feu actuel.

Israël et le Hezbollah sont également engagés dans une intensification des hostilités malgré une pause apparente dans les combats. L’armée de l’air israélienne a élargi jeudi son offensive au Liban avec un grève dans la banlieue de Beyrouthquelques jours après le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est engagé à intensifier les attaques.

Une source de sécurité israélienne a déclaré au Temps d’Israël que la cible de l’attaque était Ali al-Husni, chef d’une milice iranienne qui opère aux côtés du Hezbollah. Par ailleurs, les autorités libanaises ont déclaré qu’au moins 14 personnes, dont des enfants, avaient également été tuées ce jour-là lors de frappes israéliennes.


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