(JTA) — Comme les Juifs du monde entier, j’ai passé ces derniers jours collé à mes sources d’information, actualisant mon écran toutes les quelques minutes pour savoir si, comme la rumeur le disait depuis un certain temps, il existe un plan pour que les otages israéliens soient libérés. être libéré. Je sais que je continuerai à garder les yeux ouverts en attendant le moment où les otages seront libérés.
En tant que personne désireuse d’utiliser le brachot, les bénédictions juives, pour insuffler des moments spéciaux de kedusha, ou de sainteté, je suis tout à fait prêt à faire deux brachot lorsque ce moment arrive enfin : Shehechiyanu et Dayan Emet.
Avec Shehechiyanu, nous disons merci pour le privilège de vivre un moment de joie extraordinaire.
Avec Dayan Emet, nous acceptons avec servilité le mal qui nous est arrivé.
Ces deux bénédictions ne semblent pas nécessairement appartenir au même moment. Mais le judaïsme reconnaît qu’il y a des moments dans la vie où nous éprouvons simultanément des émotions concurrentes, tristes et joyeuses à la fois. Dans ces rares moments, la halakha, ou loi juive, conseille à une personne de prononcer ces deux brachot contradictoires.
Le fait est que l’on peut ressentir deux émotions concurrentes à la fois.
Les Juifs ont une longue histoire de faire exactement cela. Et nous espérons pouvoir recommencer d’un jour à l’autre – lorsque le premier des otages qui doivent être libérés dans le cadre d’un accord de trêve reviendra en Israël.
Nous serons sans aucun doute ravis pour ceux qui seront libérés, nous réjouirons avec les personnes qui retrouveront enfin leurs proches. Mais force est de constater qu’il y a aussi ceux qui seront dévastés lorsqu’ils apprendront que leurs proches n’ont pas été inclus dans cet échange d’otages. Nous devons donc faire extrêmement attention à ne pas laisser notre jubilation nous aveugler sur leur douleur, même si nous nous réjouissons.
Par conséquent, la bonne façon de sanctifier le moment où certains des otages sont libérés est de se réjouir tristement. Participer à la joie de quelques privilégiés, sans oublier un seul instant les moins privilégiés dont la douleur a de fait été aggravée par cette libération partielle.
Un œil pleurera des larmes de joie et l’autre versera des larmes de chagrin.
Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de JTA ou de sa société mère, 70 Faces Media.